12 juillet 2020

CRAC : Collectif de Riposte Artistique Citoyenne


- Série de billets de 20 Euros sur-imprimés et remis en circulation.
- Affichage sauvage de 50 série de 4 photocopies A3 (massicotées 41 x 21.5 cm) collées sur les murs des rues de Cayenne

Texte et images © MAJ - Avril/Mai 2018





Affichage de la série version papier.
Photocopies collées une quinzaine de Cayenne :
© M.A.J. Avril 2018
Ancien centre de détention

Marché couvert

 Rue du Capitaine Bernard

Rue du Capitaine Bernard

Rue du Capitaine Bernard

Un dangereux membre du CRAC :
© M.A.J. 2018

7 janvier 2018

Ils disent

"Ils disent (...) que le monde n'a plus aucune curiosité à donner du côté où nous sommes, ils nous objectent lugubrement que le temps des contes est fini. Fini pour eux!"
André Breton in 'L'Amour fou' (1937)

Voici un aperçu d'une tendance très récente de mon travail : quelques photographies avec des masques peints que j'ai sculptés dans des chutes de mousse polyuréthane.
De par la plus grande proximité supposée de la photographie avec un réel que nous croyons connaître, j'ai tenté de donner corps à mon univers d'une façon un peu plus tangible que par le dessin.

En écho à ce qui constitue un "premier jet", j'ai placé à la fin de la publication deux dessins d'un carnet non encore terminé, comme des indications de cette ambiance particulière que je continue de chercher, et qui m'aide "à rendre le réel habitable" selon la merveilleuse formule de Breton.

Bonne année de santé créative et de bonheur amoureux à tous et à toutes!


© M.A.J. 2018

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

Dessin de carnet sans titre.
Technique mixte sur papier.
10 x 15 cm.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

"Que ne disent-ils pas!"
Photographie numérique
sans titre.

Dessin de carnet sans titre.
Technique mixte sur papier.
10 x 15 cm.

23 août 2017

In girum imus nocte et consumimur igni

Nicolas Franek, Marc Arman-Jouée :

"In girum imus nocte et consumimur igni"

Installation. Fort Diamand, Octobre-Novembre 2016. Charbon, métal découpé,
guirlande électrique, dispositif sonore, PC, fleurs artificielles.




"In girum imus nocte et consumimur igni"

« Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu »

(Anonyme/attribué également à Virgile)



                    - La parabole gnostique à laquelle l'installation fait référence interpelle : il y a bien dans notre condition quelque chose des dérisoires papillons tournoyants dans la nuit pour s'immoler dans l'absolu d'une flamme de bougie.
Si cet absolu symbolique varie selon les cultures et les contextes religieux, on y trouve cependant des archétypes quasiment communs à toute l'humanité, parmi lesquels :
- Un ciel divin constellé de "luminaires", demeure d'ancêtres, de dieux, voire des âmes après la mort;
- Un monde souterrain abritant des divinités chthoniennes, des démons, etc.;
- Un monde intermédiaire, le nôtre, celui des hommes;
- Un axe vertical reliant ces mondes, d'où les métaphores universelles surabondantes de chutes et d'ascensions diverses;
- Est également archétypale la croyance en un au delà en analogie avec les saisons et l'éternel retour des cycles agricoles.
L'homo agricolus ne plante-t-il d'ailleurs pas ses morts en terre dans l'espoir inconscient de les voir germer à nouveau?

Or ce sont bien de ces archétypes universels obscurément enfouis en nous dont veut nous parle cette installation.

Ici une reptation de charbon - résidu de combustion à la fois stérile et fertile - enserre une série de petites tombes enfantines d'où phosphorent par intermittence des silhouette végétales et/ou anthropo/zoomorphes. Au dessus d'elles une constellations de figures sombres découpées dans de l'aluminium de récupération est suspendue en une sorte d'ébauche de voie lactée... Le tout baigne dans une "musique des sphères", polyphonie de résonances composée par l'artiste sonore Nicolas Franek.

Lorsque j'ai entendu pour le première fois le travail de Nicolas élaboré spécialement pour ce projet et diffusé de manière aléatoire selon 4 ou 5 sources dans l'espace, j'ai été frappé et stupéfait par les "correspondances secrètes" qu'il était parvenu sciemment à créer avec mon travail. Le vocable "musique des sphères" s'est immédiatement imposé à mon esprit.

C'est elle qui contribue pour une bonne moitié à la "spatialisation" de l'installation : la déambulation du spectateur est ici autant expérience acoustique que visuelle, les deux sens concourants à la découverte de l'oeuvre de façon conjointe et complémentaire.

En effet, Nicolas Franek, s'appuyant sur sa profonde culture musicale et sa pratique de preneur de son - notamment en forêt équatoriale humide guyanaise - a pensé les "verticalités lors de l'élaboration de la composition", pour "les augmenter aussi par le choix des intervalles, ainsi que par la disposition des éléments de diffusion."

Ici le son se fait éther subtil - matière lumineuse plutôt que matière noire - habitant le vide de manière tout aussi invisible et indispensable à la cohérence du visible. Force fondamentale unificatrice, cette musique par nature spirituelle s'adresse directement à l'âme par les impalpables vibrations de l'air. Elle permet le recueillement, "la réflexion provoquée par le deuil, l'acceptation et le dépassement de la perception du néant pour parvenir à un état d'apaisement."

"'In Girum Imus Nocte' est notre première collaboration, installation que nous allons encore développer et présenter. C'est aussi un point de départ pour d'autres projets que nous souhaitons réaliser".

MAJ 2016-17 & Nicolas Franek (les citations entre guillemets et en italique sont de Nicolas Franek à propos de ce travail)

24 octobre 2016

Loba

Dessins de la série "LOBA"



Février et Août 2016.
Technique mixte sur pages de petit et grand carnets (10 x 15 cm et 29 x 20.5 cm) 
M.A.J. 2016


"Loba" Technique mixte sur papier



"Sans titre" Technique mixte sur papier


"Mec, il faut te calmer" Technique mixte sur papier
"Voilà pour toi" Technique mixte sur papier

"Sans titre" Technique mixte sur papier
"Sans titre" Technique mixte sur papier
"Sans titre" Technique mixte sur papier

"Sans titre" Technique mixte sur papier



"Non!" Technique mixte sur papier
"Pourquoi" Technique mixte sur papier

"Sans titre" Technique mixte sur papier

"Sans titre" Technique mixte sur papier
"Sans titre" Technique mixte sur papier

"Sans titre" Technique mixte sur papier


"Sans titre" Technique mixte sur papier
"Sans titre" Technique mixte sur papier

"L'attente" Technique mixte sur papier
"Sans titre" Technique mixte sur papier

22 octobre 2016

Freaky people



FREAKY PEOPLE SARABAND

("All the freaky people make the beauty of the world" Michael Franti)


"Freaky people saraband" est une série réalisée et installée en Avril/Mai 2016.
Vingt-deux photocopies A3 de silhouettes - obtenues par découpage de métal de canettes
de boisson à l'acide ou au ciseaux - ont ainsi été collées clandestinement
en divers endroits sur les murs de Cayenne.

Les photocopies sont accompagnées d'un texte (voir plus loin ci dessous).

Cette action se veut un hommage au travail social de Michael Franti,
musicien américain émérite et militant.

Elle est également la suite naturelle d'idées conçues lors de l'élaboration de l'installation
sonore "IN GIRUM IMUS NOCTE", laquelle fut réalisée en collaboration
avec Nicolas Franek (artiste sonore) et montrée en Février dernier à Macouria.

© M.A.J 2016

Croquis préparatoire d'un des 22 personnages. Technique mixte sur page de carnet.

Installation des 22 photocopies A3 accompagnées de la première version du texte. Murs de l'ancienne Maison d'arrêt de Cayenne.

Installation des 22 photocopies A3. Détail,

Personnage de la série. Métal de canette de boisson découpé à l'acide chlorhydrique, bitume de Judée.

Installation des 22 photocopies A3 accompagnées de la première version du texte. Murs de l'ancienne poste centrale de Cayenne.

Installation des 22 photocopies A3. Détail,

Croquis préparatoire d'un des 22 personnages. Technique mixte sur page de carnet.

Installation des 22 photocopies A3 accompagnées de la première version du texte. Murs du marché couvert extérieur de Cayenne.

Installation des 22 photocopies A3. Détail,

Détail des 22 photocopies.

Détail des 22 photocopies.

Détail des 22 photocopies.

Freaky people saraband?
(Seconde version du texte de l'installation in situ)



Sarabande : (n. m.) Danse populaire apparue en Espagne à la fin du XVIème siècle.
Freak : (n. anglais) Personne anormale, monstre.
Freaky : (adj. anglais) Bizarre, dérangeant.
Gentrification : (n. anglais) : Reflux de la pauvreté à la périphérie des villes, induit par une spéculation immobilière entraînant des loyers prohibitifs.


Qui sont les « freaky people »?

Ils sont ceux qui hantent nos villes à Cayenne ou ailleurs.
Ils sont la nuit en plein jour, la multitude des exceptions qui confirment nos règles : les parias, les
déclassés, les non-rentables, les inavouables ...
Laissés pour morts économiques, on supporte leur proximité diurne faute de pouvoir les éviter.
Ils sont pourtant l'étalon de notre confort, tant l'argent - valeur d'échange qui nous sépare - est avant
tout l'unité de mesure de l'inégalité sociale.

Ainsi la fonction du pauvre, du moins lorsqu'il reste sagement à sa place sans chercher à mordre,
est-elle de conforter le riche dans son sentiment d'altérité, de puissance et de domination.
Ainsi, le freaky people croisé au coin de la rue est-il un inavouable double, une ombre, un fairevaloir-
repoussoir, un figurant, le sous-citoyen refoulé dans les limbes d'un petit corps social de plus
en plus étriqué...

Il est la silhouette que l'on aperçoit encore vaguement au travers de l'opacité progressive des
clivages sociaux. Il sera bientôt gentrifié, centrifugé aux marges d'une société tournant de plus en
plus vite.
Il est la partie de l'humanité qu'il convient de cacher pour pouvoir continuer à tenir son rang.
Il est celui ou celle à qui on achète en coulisse d'inavouables plaisirs, mais avec qui on ne peut se
compromettre si l'on tient au rôle social pour lequel on est gratifié.

Pour combien de temps encore?
Si un jour l'engeance freaky devenait majoritaire au bénéfice de son lent et continu accroissement au
sein des masses, qu'adviendrait-il de l'ordre social?

© M.A.J. 2016, pour Freaky People United

21 février 2016

Invitation

"IN GIRUM IMUS NOCTE"
(Nicolas Franek, Marc Arman-Jouée) :
du 12 au 26 Février 2016 à l'ancienne mairie de Macouria.
Vernissage le jeudi 11 Février à 16H00
Horaires d’ouvertures :
MATINS en semaine : 8H00 à 13H00 ; le dimanche de 9H00 à 13H00
APRES-MIDIS : les lundis et jeudis de 14H00 à 16H30.